Amiante
Publié le 22 Septembre 2025
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Le souvenir des effondrements d’immeubles à Marseille ou ailleurs est encore dans toutes les mémoires. Pour éviter que de tels drames se reproduisent, le gouvernement a publié en août 2025 un décret instaurant un diagnostic structurel obligatoire pour les immeubles collectifs d’habitation. Ce nouveau dispositif vient compléter l’arsenal des diagnostics déjà connus, comme l’amiante ou le DPE, mais il vise cette fois la sécurité des structures elles-mêmes.
Concrètement, ce diagnostic consiste à évaluer l’état porteur du bâtiment : fondations, murs, planchers, toitures. Il doit être réalisé par un professionnel compétent, capable d’identifier les désordres graves ou les signes de fragilisation qui pourraient compromettre la stabilité de l’immeuble. Les modalités précises prévoient que certains immeubles seront ciblés en priorité, notamment ceux construits avant une certaine date ou signalés comme présentant des signes inquiétants. La responsabilité de la mise en œuvre incombe aux propriétaires et aux syndics. Dans une copropriété, c’est l’assemblée générale qui devra décider la réalisation du diagnostic et organiser les suites à donner selon les conclusions. Si des travaux urgents sont prescrits, ils devront être votés et engagés sans délai. L’objectif est clair : détecter les risques avant qu’ils ne deviennent catastrophiques. L’entrée en vigueur sera progressive, mais le calendrier est déjà fixé. Les grandes copropriétés anciennes seront concernées dès 2026, puis le dispositif s’étendra aux autres immeubles collectifs selon un échéancier détaillé. L’État prévoit aussi un accompagnement pour faciliter la montée en charge et aider les syndics à intégrer ce nouveau diagnostic dans leurs obligations. Pour les habitants, ce diagnostic représente une avancée majeure en termes de sécurité. Trop souvent, les signes de danger — fissures, affaissements, infiltrations — étaient ignorés faute de cadre juridique clair. Désormais, les responsabilités sont posées et la prévention prend le pas sur l’urgence. Cette réforme s’inscrit dans une logique plus large : sécuriser le parc immobilier, protéger les occupants et redonner confiance dans des logements parfois fragilisés par le temps. Après l’énergie et la performance environnementale, la solidité des bâtiments devient à son tour une priorité nationale.